Biarritz, reine des plages,

Plages des rois

Blottie dans le sud­ ouest de la France, près de la frontière Espagnole , et situé dans le creux du Golf de Gascogne, Biarritz marque la limite entre la côte sablonneuse des landes au nord, et la côte découpée de falaises et de criques abritées de la côte basque plus au sud. La ville domine des plages de sable fin comme la Grande Plage, la côte des Basque , Marbella et Milady , idéales pour s'exercer à la pratique du Surf , ou le port des pêcheurs, ancien port baleinier aujourd'hui reconvertit en un lieu de rencontres festives et départ idéal pour de belles ballades en stand­ up­ paddle.

Depuis le phare et la plage de Miramar, des falaises abruptes de calcaires marneux laisse place à l'alcôve qu'occupe le célèbre hôtel du Palais, perle hôtelière Biarrote, dominant la plage du centre . Cette place incontournable pour des soirées débutant au coucher de soleil, est le lieu des rencontres estivales et des flâneries du soir. La côte est ici déchiquetée de nombreux îlots rocheux comme la Roche percée, le Rocher de l'Atalaye, de la Frégate, les channings ou le Rocher le Basta, appelé aussi le Rocher des Enfants, sur la Grande plage.

Ville positionnée en forme d'amphithéâtre face à l'océan, Biarritz est ouverte aux vents vivifiants du grand large. Région tempérée, les hivers y sont cependant très doux et la chaleur estivale fort supportable. Cette situation privilégiée lui a valu le titre de « station hydrothermale et climatique » dés 1912.



Autrefois port de pêche, la localité connaît un bouleversement économique au XIXe siècle à l'avènement des bains de mer. L'impératrice Eugénie en fait son lieu de villégiature, et avec elle toute l'aristocratie européenne fréquente la station balnéaire.
Cette activité ne faiblit pas durant la Belle Époque et aujourd'hui encore, l'économie reste tournée vers le secteur tertiaire, dont l'hôtellerie de luxe, les soins à la personne et les loisirs marins constituent le vecteur prédominant. Le spectacle de l'océan et de ses vagues incessantes, ainsi qu'une architecture atypique ont inspiré de nombreux écrivains .

Mais L'avenir est en marche et nous éloigne inéluctablement des plages désertes et de l'ancien port baleinier privé du chant perdu des cétacés, devrais­je dire des sirènes... car si certaines des craintes de Victor Hugo ( inconditionnel en son époque de notre station balnéaire) se sont fatalement réalisées, Biarritz n'a su rendre, à la rançon de son succès, que le superflu de son charme tout en sachant en préserver l'essentiel. Ses demeures sont toujours d'un autre temps, sa douceur et son ciel sont les mêmes qu'autrefois. Il est vrai que des escaliers ont aujourd'hui apprivoisé ses falaises, des kiosques gouvernent ses rochers et des bancs espionnent chaque grotte , mais le grand Atlantique insensible aux modes reste indomptable. Lorsque sa crinière d'écume se redresse et qu'il gronde, tout ce qui est petit , mesquin , ridicule, disparaît.. . alors demeure seulement audible dans nos rues le bruit des vagues, l'immémorable rumeur, ce chant de sirène qui avait su charmé Victor Hugo.